Faits d’Hiver

Publié le 4 Juin 2013

Faits d’Hiver

La semaine dernière, rentrant dans mon nid parisien, j’eus la surprise et l’effarement d’être le témoin et l’acteur de cette petite scène qui reflète absolument une réalité tragique.

Je m’explique : alors que je m’installais dans le métro, parmi la foule anonyme et indifférente des Parisiens collés à leurs prothèses électroniques, écouteurs rivés aux oreilles, regards vagues et vides, or donc quand je montais dans le wagon aux charmes tout modernes -il s’agit de la 14- je dus déranger quelque peu, avec force excuses, une dame d’un certain âge, voire d’un âge certain, afin de m’asseoir à côté d’elle. Rien que de très banal.

Arrêt. Ouverture automatique des portes. Entrent une Mama noire et son fiston à l’âge tendre. Avec l’arrivée des Noirs, l’histoire se corse. Et oui ! Car l’enfant se précipite sur les genoux de ma voisine. Interdit, je suppose qu’il est simple d’esprit, ou terrorisé par sa mère, qui le prie aimablement de descendre du giron de cette pauvre dame. Revenant à moi, je saisis le manteau du jeune impertinent et le tire légèrement pour accompagner son retour à de plus sages dispositions. Fin du film ?

Ah non ! car le tranquille Arabe d’en face, quittant un instant ses mots croisés, me regarde scandalisé en me priant de ne pas me montrer violent avec le doux bambin, ce n’est qu’un enfant tout de même ! Ne comprenant pas le rapport entre le fait de tirer quelqu’un par son manteau et la violence, je reste interloqué et laisse retomber mon bras, qui n’en finit pas de m’en tomber encore lorsque ladite voisine, après avoir prié le mioche de ne pas lui faire mal, lui cède gentiment sa place et vient deviser avec la susdite mère qui a regardé la scène impassible…

Comment peut-on s’indigner des casseurs du Trocadéro ? Personne ne leur a donné les limites effectives qui fondent la saine liberté ; leur seule barrière c’est la force armée policière et judiciaire qui fait des révoltés.

Mentalité de vaincue, peur d’affirmer son bon droit, d’avoir recours à un minimum d’autorité pour faire reconnaître si ce n’est sa personne, du moins son statut, sa condition, sa place dans la société.

C’est à cela que l’on reconnaît une société qui se meurt. Personne ne l’a mieux analysé que Jean Raspail dans Le Camps des Saints : la fuite apocalyptique, devant la foule désarmée des Indiens, des Jean Dupont moins par couardise physique que par veulerie morale, par peur d’être ce que l’on est face à l’altérité, par crainte de défendre son identité car elle n’apparaît plus comme essentielle. La fausse bonté rime souvent avec la faiblesse de cœur et d’esprit.

C’est cette fétide odeur de soumission joyeuse au chaos et aux Barbares que humaient les Huns, les Ottomans et les Wisigoths devant Rome ou Byzance.

Rédigé par Tainchebraye

Publié dans #Occident, #France éternelle, #fin de la civilisation

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P
J ai en effet du mal à comprendre.<br /> Quand j étais étudiant et que je voyais une femme et son enfant je leur laissais ma place...
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F
il y avait des places juste à côté de la porte. Je ne suis pas le dernier des malappris. Vous imaginez bien que si le tort avait été pour moi (combien de fois des femmes m'ont refusé la place que je leur cédait!) je ne m'en fusse point vanté.